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FIV du chat : causes, symptômes et traitement

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Le FIV du chat est une maladie infectieuse commune chez nos félins domestiques, causée par un virus provoquant un déficit de l’immunité.

Parfois appelé SIDA du chat, maladie à laquelle il s’apparente, le FIV est une affection que bien des maîtres redoutent, que ce soit quand il est question d’adopter un nouveau compagnon potentiellement contaminé, ou lorsque leur matou rentre blessé d’une bagarre avec un autre félin du quartier.

S’il est vrai que le FIV est un problème de santé sévère, faut-il pour autant en avoir peur au point de rejeter les chats de refuge qui en sont atteints ?

Aujourd’hui, je vous propose de nous pencher de plus près sur cette maladie commune du chat et ses conséquences sur la santé de nos boules de poils.

Le FIV du chat, c’est quoi ?

Le FVI du chat, virus de l’immunodéficience féline, est un rétrovirus, c’est-à-dire un virus à ARN qui présente des analogies indéniables avec le virus du SIDA humain (VIH).

Le FIV se trouve essentiellement dans la salive du chat et se transmet surtout par morsure, à la suite de quoi il est drainé vers les ganglions lymphatiques par la lymphe.

Une fois dans les ganglions du chat, le FIV colonise certaines cellules du chat, et plus particulièrement les lymphocytes T4, chargés de défendre son organisme contre les pathogènes.

Lorsqu’il est actif, le FIV détruit les lymphocytes du chat, ce qui engendre une diminution de son immunité. Son organisme est alors sans défense face aux pathogènes, et il est extrêmement sensible aux autres maladies, y compris aux plus bénignes.

Il s’agit d’une maladie commune du chat, qui toucherait environ 10% à 15% des chats errants et entre 1% et 5% de la population féline totale.

Ce n’est pas une zoonose, et il ne transmet en aucun cas à l’homme, ni aux chiens ou aux autres espèces comme les lapins, les reptiles ou les oiseaux. Il peut en revanche infecter les félins sauvages, et a déjà été observé chez le lynx et le puma. (1)

Causes du FIV chez le chat

Le FIV du chat se trouve surtout dans la salive des chats et se transmet presque uniquement par morsure, c’est-à-dire au cours de bagarres entre matous.

Sans qu’il n’y ait de certitudes à ce sujet, on suppose qu’une chatte femelle pourrait exceptionnellement transmettre le virus à ses chatons au moment de la naissance, lors de l’allaitement ou, éventuellement, au cours de la toilette.

Il est important de noter que le FIV est un virus très fragile, qui ne peut pas survivre plus de quelques secondes à l’aire libre.

Il n’y a donc aucun risque de transmission entre deux chats qui boivent ou mangent dans la même gamelle, dorment dans le même panier ou font leur besoin dans la même litière.

Enfin, les chats les plus exposés à ce virus sont les mâles non castrés qui vivent à l’extérieur et ont tendance à se battre.

Contrairement aux rumeurs, le FIV n’est pas à proprement parler une maladie sexuellement transmissible, et si une contamination au cours de la reproduction est possible, cela demeure très marginal.

Symptômes du FIV chez le chat

Le FIV du chat se manifeste essentiellement par une fièvre et une hypertrophie des ganglions qui survient peu de temps après la morsure contaminante.

Il s’agit d’une phase temporaire, qui suit l’infection du chat et se déclenche lorsque le virus est transporté par la lymphe vers les ganglions.

La fièvre, surtout lorsqu’elle est fugace, et assez difficile à diagnostiquer chez le chat en l’absence d’une prise de température rectale, car ses signes sont assez discrets.

L’hypertrophie des ganglions est un symptôme peu connu des maîtres qui, par ailleurs, pensent rarement à palper les ganglions de leur chat pour évaluer leur santé de temps à autre.

De fait les symptômes d’une infection au FIV passent généralement complètement inaperçus. Les choses rentrent vite dans l’ordre, et le chat reste ensuite porteur sain du virus des mois, voire des années, avant de tomber malade.

Un chat porteur sain reste néanmoins séropositif et contagieux, bien que les chats présentant des symptômes le soient davantage.

Lorsque le virus se réveille, on dit que la maladie se déclare. Cette phase peut intervenir des mois ou des années après la contamination, et la maladie peut se manifester de diverses façons, provoquant des symptômes peu spécifiques.

On observe souvent un amaigrissement, une anorexie, une anémie, des épisodes de fièvre et des signes d’infection localisés sur des sites variés.

Les infections buccales (gingivites, stomatites…) sont courantes et se manifestent chez près de 50% des chats malades. Les infections respiratoires sont aussi fréquentes, notamment en cas d’une infection simultanée par un coronavirus.

Des infections cutanées, et notamment des abcès à répétition, des troubles digestifs se traduisant essentiellement par des diarrhées, des troubles du système urinaire et génital et des symptômes neurologiques peuvent également apparaître. (2)

Traitement et pronostic du FIV chez le chat

Les symptômes du FIV peuvent faire froid dans le dos, mais, même si les infections sévères sont communes,  la plupart des chats porteurs du FIV ne souffrent pas de séquelles sévères et présentent une espérance de vie tout à fait normale.

D’une manière générale, le FIV ne réduit pas la longévité des chats et ne détériore pas leur qualité de vie. Des soins vétérinaires sont néanmoins nécessaires en cas d’infection pour éviter les complications pouvant être létales.

La plupart des traitements envisagés lorsqu’un chat est positif au FIV visent à soutenir son organisme pour lutter contre les maladies opportunistes qui profitent de son système immunitaire affaibli pour l’infecter.

Il s’agit de traitements symptomatiques, qui contrôlent les affections déclenchées par la présence du virus, mais ne permettent pas de le détruire.

Adopter un chat positif au FIV

Certains chats proposés à l’adoption par des refuges sont positifs au FIV, ce qui rebute bien des maîtres connaissant mal cette maladie et ses conséquences sur la santé de l’animal… Et la leur !

Un chat positif au FIV ne tombera pas forcément malade, et son espérance de vie n’est pas nécessairement réduite.

Il ne risque pas de vous contaminer ni de contaminer un chien, un lapin ou tout autre animal d’une espèce différente de la sienne.

Il peut toutefois contaminer d’autres chats en cas de bagarre, le seul frein à l’adoption d’un chat porteur du FIV est donc la présence d’autres chats sains dans le même foyer.

Adopter un chat porteur du FIV nécessite cependant quelques précautions : il est impératif de le garder en intérieur pour qu’il ne contamine pas d’autres matous, participant ainsi à la propagation de cette maladie.

Il est aussi essentiel de lui offrir un environnement propre pour éviter de l’exposer aux pathogènes, et de le protéger des maladies opportunistes en le vaccinant correctement.

Le stress joue aussi un grand rôle dans l’activité du virus : une vie sereine offrira plus de chance à votre matou de ne pas tomber malade.

Outre ces détails, un chat porteur du FIV n’est pas différent des autres, mis à part qu’il reste en moyenne deux fois plus longtemps en refuge…

L’animal ignore tout de sa maladie, et il est tout aussi gentil, câlin, joueur, et attend lui aussi un nouveau foyer pour avoir enfin la vie qu’il mérite ! (3)

Questions fréquemment posées sur le FIV du chat

Qu’est-ce que le FIV du chat ?

Le FIV du chat est un virus, plus précisément le virus de l’immunodéficience féline. Il s’attaque aux globules blancs du chat, ce qui empêche son organisme de se défendre contre les pathogènes.

Peut-on soigner le FIV du chat ?

Il est impossible d’éliminer le virus de l’organisme du chat, mais on peut traiter les symptômes causés par la maladie lorsque le virus est actif.

Il n’est pas toujours nécessaire de traiter un chat infecté par le FIV, certains animaux restant porteurs sains toute leur vie et ne tombant jamais malades.

Un chat peut-il transmettre le FIV aux humains ?

Non, le FIV ne concerne que les chats et certains félins sauvages. Il ne peut infecter ni les humains, ni les chiens, ni les autres espèces animales.

Un chat peut-il mourir du FIV ?  

Oui, un chat peut mourir du FIV, mais, dans la majorité des cas, l’animal reste porteur sain. Il est plus sensible aux pathogènes et tombe plus volontiers malade, mais son espérance de vie n’est pas diminuée.

Qu’est-ce que le SIDA du chat ?

On appelle parfois SIDA du chat le FIV, un virus qui détruit les globules blancs de l’animal. Dans les faits, le FIV est très différent du SIDA, et n’infecte pas les humains.

Il ne touche que les chats et certains félins sauvages, et se transmet essentiellement par morsure.

Le FIV du chat est une maladie dont on entend beaucoup parler, mais, paradoxalement, dont on ne sait pas forcément tout.

Bien des maîtres refusent en effet d’adopter un chat positif au FIV en pensant qu’il est condamné, ou par peur qu’il ne les contamine.

Nos petites boules de poils séropositives sont en réalité sans danger pour les humains, les chiens et tous les autres animaux qui ne sont pas des chats.

Par ailleurs, dans la majorité des cas la maladie ne se déclare pas et, s’il est indiscutablement un peu plus fragile, un chat positif au FIV n’a pas nécessairement une espérance de vie réduite ni ne tombera gravement malade.

Vous hésitez à adopter un chat positif au FIV ? Partagez vos inquiétudes ou posez-nous vos questions en commentaire de cet article !

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